Léo Maillet

Mon travail porte sur les réseaux d’entrepreneurs musulmans présents dans le centre-ville de Xi’an et l’impact de la mise en tourisme sur leurs sociabilités ainsi que sur leur inscription dans l’espace public chinois. Grâce à la bourse de recherche qui m’a été attribuée par Noria en 2019, j’ai pu effectuer un terrain de recherche d’un mois en Chine afin d’enquêter sur les réseaux marchands et les dynamiques de patrimonialisation au sein du principal quartier musulman de la ville de Xi’an.

Étant en deuxième année de doctorat sans contrat de financement, cette bourse m’a permis de financer la première enquête de terrain de ma thèse. Cette étape était d’une importance capitale puisqu’elle visait notamment à tester plusieurs hypothèses de recherche formulées à partir de lectures préliminaires. En plus de tester mes premières hypothèses de recherches, j’ai entamé une ethnographie de l’entreprenariat des métiers de bouche et des pratiques de tourisme dit « culturel » afin de pouvoir analyser la manière dont la mise en tourisme d’un quartier musulman comme celui du centre-ville de Xi’an participe à la production d’imaginaires sociaux de la condition cosmopolite en Chine contemporaine.

Par ailleurs, ce terrain m’a donné l’occasion de rencontrer des membres du milieu académique local et d’envisager ainsi de futures collaborations qui joueront un rôle central dans le déroulement de ma thèse. Il me semble donc impératif que de telles bourses de recherche puissent être attribuées à d’autres doctorant.e.s afin de leur permettre de financer leurs premières enquêtes de terrain et d’avancer dans leur travail doctoral. L’activité de Noria est d’autant plus importante qu’elle permet un transfert de savoir entre jeunes chercheur.euses au cours des journées de présentation des travaux en cours et de restitution des expériences sur le terrain.

Nouran Gad

Le financement de la bourse Noria en 2019 m’a permis d’être en Turquie, sur mon terrain, pendant 2 mois (de mars à mai). C’est le premier terrain de plus d’un mois que j’ai effectué pendant ma thèse. Étant donné que je travaille sur la construction d’un espace politique au sein des migrations arabes à Istanbul, il est nécessaire pour cette ethnographie de vivre auprès des acteurs que j’étudie. De plus, c’était au moment des élections municipales qui étaient très animées par les débats sur les migrations syriennes. C’est un des premiers moments qui m’a permis d’intégrer à mes questionnements de recherche le point de vue de l’opinion publique turque, ainsi que l’évolution de la politique interne à l’égard de ce sujet. J’ai également pu prendre des cours de turc pour la première fois, qui sont nécessaires à la vie sur mon terrain.

Clémence Vendryes

Grâce à la bourse Noria, j’ai pu financer un terrain de trois mois en Israël-Palestine au printemps 2019. Partir dès ma première année de thèse a été précieux pour explorer les différents sites que j’avais choisis en amont d’un point de vue théorique. Mon sujet de géographie funéraire suit des méthodes qualitatives : j’ai rencontré différent·es acteur·rices et habitant·es, avec qui j’ai fait des entretiens semi-directifs à Jérusalem, Bethléem et Ramallah.

Wilsot Louis

Je fais ma thèse sur les conditions de vie au travail dans les zones franches en Haïti. La bourse de recherche de Noria m’a permis de démarrer mes recherches de terrains et m’a aidé dans la prise en charge des frais de voyages nécessaires pour aller sur le terrain en Haïti. J’ai réalisé une trentaine d’entretiens, d’abord dans le cadre de l’enquête, qui ont duré en moyenne une heure chacun : trois avec des superviseurs généraux, deux superviseurs de ligne, une secrétaire au sein de l’administration d’une entreprise à Caracol, et 24 entretiens avec des ouvriers du parc de Caracol de Ouanaminthe dans le département du nord-est d’Haïti. Ils sont âgés entre 20 ans à 48 ans. J’ai rencontré des jeunes qui ont arrêté l’école pour aller travailler, des mères et des pères de famille qui travaillent dans ces zones franches. Ce premier contact avec le terrain m’a permis également de trouver un ensemble de données, sur place, pour mieux comprendre les zones franches et aussi de discuter avec d’autres chercheurs dans ce domaine en Haïti.